Caminando hacia Puebla

¡El sabor Poblano!

Cactus

Puebla, Puebla..?! Nombreux sont ceux qui ne savent pas où se situent cette belle cité mexicaine à l’architecture presque effrontément coloniale, et au passé si marqué par les luttes des peuples natifs. Rassurez-vous, avant d’y aller je ne savais pas non plus où se trouvait Puebla…!

En quittant México D.F, parcourez environ 100 à 130 km vers le sud-est, vous tomberez alors sur cette charmante petite bourgade de presque 6 millions d’habitants! Les « Poblanos », forts accueillants au demeurant, vous feront découvrir les spécialités locales telles que le Mole Poblano (plat à la sauce cacao/piment surprenante) ou la Talavera (sorte de céramique locale). Toutefois ne vous attendez pas à ce que les automobilistes vous cèdent le passage, bien trop occupés à tenter de doubler leur voisin par la droite ou bien à créer une troisième file de voitures dans l’aimable intention de fluidifier le trafic!

Le Centre Historique de Puebla vaut le détour, notamment pour sa cathédrale plus que majestueuse, monument emblématique de ce lieu déclaré Patrimoine Mondiale de l’Humanité en 1987. Sortant du chaos urbain caractéristique d’une ville latino-américaine de cette ampleur, nous nous retrouvons dans un « Pueblo Magico » nommé Cholula et surnommé « le Village aux 365 clochers ». En effet, de nombreuses églises viennent élever spirituellement les coins des rues de la ville, probablement pas réellement 365 mais tout de même, quelque unes! La plus impressionnante étant « El Santuario de la Virgen de los Remedios ». Construite dès 1594 par des Conquistadores anxieux d’asseoir la suprématie de leur culture et croyance face à une civilisation pré-hispanique florissante, cette église ne se situe ni plus ni moins que sur la cime d’un temple vieux de plus de 3 500 ans et consacré à la vénération du Quetzacóatl.

La piramide

L’ensemble est somme toute joli à voir mais pousse à se poser quelques questions sur l’humanité, la tolérance, la religion… Bref, le moment est propice pour rêvasser à ce qu’aurait pu être le continent latino-américain si l’Histoire avait été différente, d’autant que ce « sanctuaire » nous offre un point de vue imprenable sur le Popocatepetl.

Atlixco (25)

Le « Popo » est un volcan encore (très) actif situé presque à mi-chemin entre le DF et Puebla, il fait vraiment partie du paysage de Puebla car est visible depuis de nombreux endroits de la ville (notamment la terrasse de l’appartement que j’occupais dans le centre historique!). Majestueux et imposant le « Popo » revêt un fin manteau de neige en hiver, d’autant plus admirable que le ciel souvent dégagé au dessus de Puebla et du volcan cristallise la cime enneigée au cœur d’un ciel azur. Il anime le ciel de la région en laissant se dégager presque quotidiennement des fumerolles qui attestent bien de l’activité sous-terraine de la bête. Rassurez-vous il s’agit d’un des volcans les plus surveillés au monde et les villages proches du « Popo » tel qu’Atlixco sont prêts à évacuer en cas d’activité volcanique intense. Le volcan bénéficie d’ailleurs d’un ligne téléphonique dédiée nommée « Popotel » (oui, j’adore ce pays et les initiatives de ce genre!) qui vous permettra de savoir en temps réel si vous pouvez aller vous promener aux alentours de Puebla sans risquer de tomber nez à nez avec la « Santisima Muerte » incarnée dans une coulée de lave géante… Auquel cas faites comme l’âne sur la photo suivante: cachez-vous vite derrière un mur en pierres!

Atlixco (26)

Ici se termine pour le moment la petite présentation de Puebla. Il y a tellement de choses à ajouter sur cette ville, sa culture et son histoire… Chaque thème mérite son propre article et je m’attelle à la tâche rapidement pour continuer à vous faire rêver… 

D’ici là ¡Cuidense y hasta luego!

 

3 septembre, 2015 à 9 h 59 min


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